INTRODUCTION
En bodybuilding, comme dans beaucoup d’autres sports, une planification idéale s’étale sur une année complète. Trois cycles se distinguent ici clairement, et ne pas respecter les détails et le timing de ces cycles, c’est prendre le risque de sous-optimiser sa progression annuelle. Mais pour de multiples raisons, il n’est malheureusement pas toujours possible de respecter à la lettre une planification annuelle préétablie : problèmes personnels, surcharge professionnelle, blessures..., voilà autant d’inconvenants qui peuvent forcer un athlète à réajuster sa planification en y contractant le nombre de semaines nécessaires à une prise de masse et à une sèche.
Progresser en bodybuilding nécessite de la rigueur et de la constance, tant d’un point de vue de l’entrainement que d'un point de vue de la diététique. Un tel niveau d’exigence s’avère difficile à tenir durant toute une année, et c’est pourquoi je recommande à ceux qui n’arrivent pas ou n’ont pas envie d’être à 100 % sur d’aussi longues périodes, d’alterner plutôt des périodes de progression avec des périodes de stabilisation. Par exemple, si un athlète sait qu’il peut tenir 6 - 8 semaines à un rythme d’entraînement et de diététique très élevé, mais qu’au-delà, un "ras le bol" dû à ce degré d’exigence s’installe, alors il ne doit pas forcer sa nature. Il devra plutôt enchaîner avec une période de stabilisation de 3 - 4 semaines, où le régime alimentaire sera un peu moins strict, et où la charge d’entrainement sera diminuée de 30 %. Ainsi, bien que l’athlète ne progressera pas durant cette période de stabilisation, il ne perdra cependant rien ! Lorsque l’athlète aura décompressé et se sentira de nouveau prêt à élever "son niveau de jeu", il repartira directement sur ses acquis d’il y a 3-4 semaines !
Cette méthode consistant à enchainer phases de progression et phases de stabilisation est certes moins rentable qu’un programme suivi à plein régime toute l’année, mais sachez que dans la réalité, peu d’athlètes ont la capacité de tenir un tel degré d’exigence 12 mois consécutivement ! En conséquence, si vous ne vous en sentez pas capable ou n’en avez pas l’envie (ou le temps), optez pour cette alternative, elle vaut cent fois mieux que de s’entraîner et de manger comme un fou durant quelques semaines ou quelques mois, jusqu’à s’en dégouter au point d’arrêter brusquement, et donc perdre une bonne partie de ses acquis musculaires.
Lecture Conseillée
Edition spéciale de "Musclemag" (reprise par "Bodyfitness") parue en 1997 pour les 50 ans d’A. Schwarzenegger. Une vraie pépite ! Près de 200 pages consacrées à une description détaillée faite par Arnold lui-même sur ses méthodes et astuces d’entrainement.