LES  LIPIDES
La qualité constitutive du sarcolemme (membrane musculaire) joue un rôle important dans l’anabolisme musculaire. Il s’avère que cette membrane plasmique est en grande partie constituée de lipides (acides gras et phospholipides), par conséquence, un régime trop faible en lipides freinera considérablement la construction musculaire du fait d’une mauvaise qualité sarcolémique.
En effet, une biodisponibilité lipidique s’avérant faible engendrera des membranes moins résistantes face aux agressions (les radicaux libres notamment), elles ne pourront donc assurer optimalement toutes les activités d’échange leur incombant (réceptions hormonales, transport des macronutriments…). En conséquence, l’activité intra-musculaire sera moins propice à l’anabolisme. Par ailleurs, veuillez à éviter une carence en acides gras poly-insaturés, car au niveau membranaire ils participent à la synthèse de prostaglandines, des molécules qui ont la propriété (entre autre) de favoriser le message hormonal et d’assurer une bonne régulation de l’activité intra-musculaire.

Il est donc essentiel de s’assurer d’un régime alimentaire suffisamment dosé en lipides, afin de se constituer des membranes musculaires favorisant les processus anaboliques. Attention toutefois à ne pas tendre vers un excès d’apport lipidique afin d’éviter un développement de la masse adipeuse. Un tel désagrément n’est vraiment pas souhaitable, car outre le problème esthétique, il faut savoir que le tissu adipeux, de par son métabolisme, réprime la sécrétion et les effets de certaines hormones anabolisantes : par exemple, les adipocytes accaparent une partie de l’insuline, ce qui en laisse moins à disposition des muscles. Autre exemple, davantage de tissu adipeux signifie davantage d’enzymes aromatases produites, et donc moins de testostérone disponible pour les muscles, car l’aromatase transforme la testostérone en œstrogène (de plus, l’œstrogène auto-régule à la baisse la production de testostérone, davantage que la testostérone ne le fait elle-même). De même, absorber ou synthétiser trop d’acides gras signifie davantage de triglycérides circulant dans le sang (via les chylomicrons et VLDL), ce qui détourne davantage d'insuline pour la stimulation des Lipoprotéines lipases et des récepteurs apoprotéines B et E.

De manière générale, les ingestions lipidiques doivent privilégier les acides-gras poly et mono-insaturés, car ils ne sont pas tous synthétisés par l’organisme, et parce qu’ils garantissent une structuration membranaire plus résistante.  
Par ailleurs, il convient d’éviter les sources lipidiques d’origine animale : souvent trop riches en acides gras saturés, elles sont de surcroît mal absorbées au niveau intestinal, et ralentissent la vitesse de digestion du bol alimentaire (donc assimilation moins rapide des acides aminés et du glucose). L’essentiel de la consommation lipidique journalière d’un culturiste doit donc être d’origine végétale, principalement via les huiles.

Voici la juste représentation à suivre en ce qui concerne les Acides Gras :
- 55 % sous forme mono-insaturée  
- 15 % sous forme poly-insaturée (oméga 6 = 80 % / oméga 3 = 20 %)  
- 30 % sous forme saturée

Lecture Conseillée
Edition spéciale de "Musclemag" (reprise par "Bodyfitness") parue en 1997 pour les 50 ans d’A. Schwarzenegger. Une vraie pépite ! Près de 200 pages consacrées à une description détaillée faite par Arnold lui-même sur ses méthodes et astuces d’entrainement.