DOPAGE - GENERALITES
L’impatience et le manque d’esprit sportif amène certains athlètes à rechercher des solutions de facilité via le dopage, en pensant naïvement que les dégâts sur leur santé seront minimes, réversibles, voire inexistants ! Tomber dans la tricherie est non seulement révélateur d’un manque de courage et d’intégrité sportive, mais il est par ailleurs totalement inconscient de se voiler la face en ce qui concerne les dégâts physiologiques induits par la prise de substances dopantes.

Les athlètes dopés ont généralement tendance à pratiquer la négation de le geste, et ils refusent d’accepter l’existence pourtant bien réelles des graves effets secondaires, ou bien ils les minimisent.

Mais les explications médicales et scientifiques figurants dans ces trois articles sur le dopage ne sont pas que de simples rumeurs ou intuitions, comme certains dopés aiment à ce le dire afin de minimiser les conséquences de leur geste, mais il s’agit bel et bien de faits clairement identifiés et scientifiquement prouvés ! 
Vous pourrez ainsi y découvrir à quel point le recours à des substances dopantes engendre un nombre impressionnant de problèmes de santé, et de dégâts esthétiques.

Le dopage engendre une perte des capacités régénératives
Sachez par ailleurs, que l’utilisation de substances dopantes affaiblit considérablement vos capacités à construire du muscle.

Sur le court terme : une des particularités des produits dopants, c’est qu’ils freinent considérablement la protéolyse (destruction des protéines musculaires), ce qui finit par affaiblir la protéosynthèse (construction des protéines musculaires), mais pourquoi ? Tout simplement parce que la protéosynthèse se nourrit du pool d’aminoacides présent dans la cellule musculaire, et ce pool s’avère être en grande partie issu de la protéolyse. Donc, inhiber la protéolyse revient aussi à inhiber la protéosynthèse (même si le régime alimentaire est fortement protéiné).

Sur le moyen et long terme : sachez que la prise d’hormones exogènes (de produits dopants donc) est interprétée par l’organisme comme une surproduction hormonale naturelle, et le corps y répondra en inhibant sa propre sécrétion hormonale. Il en résultera une perte des capacités naturelles à activer le système endocrinien anabolisant, effet qui perdurera longtemps même après l’arrêt d’une cure dopante. Là encore, les capacités de régénération musculaire seront inhibées sur le moyen et le long terme. Ceci explique en partie pourquoi les athlètes dopés perdent une part importante de leur acquis une fois leur cure dopante terminée : l’inhibition de l’anabolisme naturel engendre un renouvellement cellulaire insuffisant.

Sur le moyen et long terme : autre problème de taille, les substances dopantes anabolisantes sur-sollicitent les processus régénératifs et le cycle de vie des cellules satellites : leurs mobilisations ne suivant pas un cycle naturel, cela leur est hautement nuisible ! Années après années, l’athlète dopé présentera une vitesse de prolifération inférieure à la normale de ses cellules satellites, ainsi qu’une concentration moins élevée de ces mêmes cellules en périphérie de ses myocytes, due à une perte d’efficacité irréversible de leur processus de renouvellement. De moins en moins nombreuses, les cellules satellites restantes devront accomplir une charge de travail inappropriée, réduisant davantage encore leur présence quantitative sur le myocyte concerné. Les dégâts structuraux occasionnés par l’entraînement seront par conséquence moins rapidement réparés, empêchant ainsi l’athlète d’enchaîner les séances, au risque de se blesser gravement (et pas seulement au niveau musculaire, mais également au niveau tendineux et ligamentaire). Un système régénérateur diminué rend donc toute progression impossible. On sait aujourd’hui que notre capital génétique nous dote à la naissance d’une certaine capacité quantitative à resynthétiser des cellules satellites tout au long de notre vie, et l’on sait également que le dopage ne fait qu’épuiser plus rapidement ce capital, une perte qui s’avère irréversible.

Tomber dans le dopage s’accompagne souvent d’une dépendance aux produits. On multiplie les cures par ce que l’on se rend compte qu’une fois un traitement terminé, une grande partie des gains acquis disparaissent. La prise de substances dopantes n’étant souvent pas corrélée aux degrés de ruptures mécaniques myofibrillaires induites par les entraînements, les hormones administrées se concentreront donc un peu plus sur la protéosynthèse du "volume" que sur celle de la "masse myofibrillaire". Ceci explique en partie pourquoi la force de l’athlète dopé est en deçà de ce que son volume musculaire pourrait le faire croire, d’autant plus que le dopage n’agit pas sur le système de recrutement neuro-musculaire.
Il n’y a guère que le dopage aux hormones de croissance qui permet de conserver un peu plus les gains musculaires, du fait que la GH stimule aussi la prolifération et la différenciation des cellules satellites, donc favorise un peu mieux la croissance de ma masse myofibrillaire. Mais peu importe, de toutes façons les problèmes esthétiques et les problèmes de santé induits par la GH seront également au rendez-vous.

Lecture Conseillée
Edition spéciale de "Musclemag" (reprise par "Bodyfitness") parue en 1997 pour les 50 ans d’A. Schwarzenegger. Une vraie pépite ! Près de 200 pages consacrées à une description détaillée faite par Arnold lui-même sur ses méthodes et astuces d’entrainement.
Le dopage, un cercle vicieux
En plus de multiplier les cures dopantes, le dopé va de plus en plus joindre d’autres produits destinés à contenir les effets indésirables du produit majeur (ou primaire). Contrairement à l’effet recherché et imaginé par le dopé, cette médicamentation est hautement dérégulatrice et devient très rapidement dangereuse pour la santé. Contrairement à ce qu’elles pensent, 99,9 % des personnes se dopant n’ont pas les connaissances scientifiques pour juger et comprendre les mécanismes biochimiques et physiologiques induites par les substances dopantes. Elles tombent alors dans un cercle vicieux qu’elles pensaient naïvement contrôler, avant de voir surgir quelques mois, mais le plus souvent quelques années après, des problèmes de santé plus ou moins importants, et pour lesquels ces personnes se mordent les doigts (les effets hautement indésirables du dopage étant rarement immédiats, mais plutôt sous-jacents et différés). Il est même assez fréquents que d’anciens dopés ne réalisent pas que leur problèmes médicaux d’aujourd’hui sont en lien direct avec leur pratique dopante du passé, comme pour mieux se voiler la face jusqu’au bout.
Sur le lien ci-dessous, découvrez le témoignage de Mike Matarazzo, un bodybuilder professionnel plusieurs fois finaliste au Mr Olympia. Il mourût en août 2014 à l’âge de 47 ans, des suites de complications cardiaques causées par la prise répétée de substances dopantes durant sa carrière sportive.
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