LES  PROTEINES

La Sous-alimentation Protéique
Lecture Conseillée
Si les besoins protéiques journaliers d’un sédentaire (de taille et de corpulence moyenne) se situent en moyenne à 0,8 gr de protéines / kg de poids de corps, ceux d’une personne pratiquant une activité physique seront bien plus élevés. Afin d’exploiter le plein potentiel du phénomène de Surcompensation, la ration protéique journalière d’un sportif devra se situe en moyenne entre 1,2 et 1,5 gr / kg de poids de corps. Dans le cas spécifique des bodybuilders, cette ration peut grimper jusqu’à 2,5 gr / kg de poids de corps...
Pour plusieurs raisons, il est fortement recommandé de ne pas dépasser une certaine quantité d’absorbation protéique par repas : La quantité d’enzymes protéases contenue dans le système digestif permet d’hydrolyser au maximum 10 à 12 gr de protéines "concentrées" par heure, les protéines en surplus devront donc attendre que ces enzymes se reconstituent (synthèse permanente) afin d’être à leur tour décomposées. La vitesse de resynthèse des protéases permet d’hydrolyser au maximum 30 gr de protéines "concentrées" en 2 à 3 heures, selon les individus (nous n’avons pas tous le même potentiel enzymatique).

Edition spéciale de "Musclemag" (reprise par "Bodyfitness") parue en 1997 pour les 50 ans d’A. Schwarzenegger. Une vraie pépite ! Près de 200 pages consacrées à une description détaillée faite par Arnold lui-même sur ses méthodes et astuces d’entrainement.
Que se passe-t-il quand l’apport alimentaire en protéines est insuffisant ?
Pour monsieur et madame tout le monde, il est relativement rare que les rations journalières ne couvrent pas les besoins protéiques journaliers. Néanmoins, si cela ce produit de façon chronique, c’est tout l’organisme dans son ensemble qui sera sujet à de sérieux troubles. Qu’il s’agisse de nos organes fonctionnels, de notre cerveau, de notre tissu musculaire, de nos enzymes, ou encore de nos hormones (pour ne citer que ces exemples), il s’avère que la composition tissulaire de l’immense majorité de nos cellules et de nos macromolécules soit faite à base de protéines. Vous comprendrez alors à quel point une carence alimentaire en ce macronutriment, comme d’un autre d’ailleurs, serait source d’un nombre incalculable de pathologies plus ou moins graves.

Par ailleurs, une alimentation trop pauvre en protéines peut engendrer une fonte musculaire par principe de sauvegarde : l’organisme organisera le catabolisme des protéines musculaires, afin d’en piller les acides aminés qui seront alors redistribués dans la circulation sanguine. L’objectif étant que ces acides aminés aillent répondre aux besoins protéiques les plus urgents de l’organisme : synthèse hormonale, synthèse de neurotransmetteurs, synthèse cellulaire d’organes vitaux…

Chez les sportifs réalisant des entrainements intensifs, mais n’ayant pas une consommation protéique suffisante, leurs cellules musculaires ne disposeront suffisamment pas d’acides aminés pour réparer les dommages protéiques causés par la protéolyse (dégradation des protéines) issue des efforts répétés. Le processus de Surcompensation ne pourra donc pas être exploité dans sa pleine mesure, et la croissance musculaire sera beaucoup plus lente, voire nulle. Occasionnellement il pourra même s’opérer une fonte musculaire si la consommation en protéines et en glucides s’avère très faible : l’organisme dégradait alors des protéines musculaires pour se fournir en énergie (les protéines structurelles étant les plus touchées par ce processus). Etant donné que l’organisme ne peut stocker les acides aminés, vous devez vous assurer d’une bonne stratégie nutritive afin que le phénomène catabolique (dégradation protéique) soit continuellement prit de vitesse par le phénomène anabolisant (synthèse protéique). Ainsi, vous maintiendrez positive votre Balance Azotée.
Qu’est-ce que la balance azotée ?
L’azote (N) étant un des éléments chimiques de l’acide aminé (avec le carbone (C), l’hydrogène (H) et l’oxygène(O)), il constitue donc un élément essentiel dans la composition des protéines (14 à 18 % d’azote / protéine). Suite à la protéolyse, une partie des acides aminés va être dégradée (transamination et désamination oxydative) engendrant une certaine quantité d’ammoniac (NH3), qui sera ensuite rejeté de l’organisme sous forme d’ion ammonium NH4+ (via les reins puis l’urine). Le bilan azoté se calcule par le différentiel entre la quantité d’azote ingérée, et celle excrétée via l’urine (l’azote étant un composant de NH4+). Pour maintenir sa balance azotée positive, il faut apporter plus d’acides aminés à son organisme que ce dernier n’en détruit. En d’autre terme, l’anabolisme doit dominer le catabolisme. Dans le cas contraire, votre balance azotée sera négative, et votre organisme sera en situation de catabolisme (ce que l’on doit éviter pour ne pas perdre de masse musculaire). De par les protéines qu’elle apporte, l’alimentation tient donc un rôle essentiel dans la balance azotée. Notre ration quotidienne permet généralement de maintenir le bilan azoté positif, mais le sport sollicite beaucoup l’activité chimique de nos muscles, y dégradant notamment beaucoup de protéines. Ainsi, pour qu’un sportif conserve sa balance azotée positive, il doit s’assurer d’un régime alimentaire plus protéiné que la moyenne recommandée.