LES  PROTEINES

Régulation Hormonale - Hormones Thyroïdiennes  (hormones anabolisantes)
Lecture Conseillée
Les hormones thyroïdiennes, triiodothyronine T3 et thyroxineT4 pour l’essentiel, sont sécrétées par la thyroïde (glande située au niveau de la face antérieur du coup) après stimulation via la voie hypothalamo-hypophysaire (TRH-TSH).
Ces hormones sont essentielles au développement et à la différentiation cellulaire, notamment en stimulant le métabolisme des 3 macronutriments : elles activent la protéosynthèse, la glycolyse, la glycogénolyse, la bêta oxydation, et la lipolyse. Le bienfait optimal des hormones thyroïdiennes nécessite un bon équilibre sécrétoire. En effet, des concentrations sanguines basales de T3 et T4 libres permettront une régulation adéquate du métabolisme énergétique et un juste équilibre protéolyse/protéosynthèse. Mais lorsque la thyroïde est en sous-régime ou sur-régime vis-à-vis des besoins de l’organisme, l’homéostasie énergétique et l’ensemble des métabolismes sont mis à mal : un état d’hypothyroïdie entraîne de la fatigue, des problèmes de concentration et de mémoire, une prise de poids, alors qu’à l’opposé, une hyperthyroïdie engendre des troubles du sommeil, un état de nervosité, des tremblements, des troubles cardio-vasculaires, une asthénie (fatigue psychique et physique), un cou grossissant, ou encore, une perte de poids. Une hyperthyroïdie augmente le nombre de SHBG (transporteurs protéiques plasmatique de testostérone) entrainant une baisse de testostérone libre dans le sang. Ceci s’accompagne d’un déséquilibre plasmatique testostérone /œstrogène estradiol, à la faveur de cette deuxième hormone car son affinité avec la SHBG s’avère moindre.
Hyperthyroïdie et hypothyroïdie impactent tout deux négativement sur le métabolisme protéique en augmentant la protéolyse, ce qui favorise donc la fonte musculaire.

Important à connaitre : un bon équilibre régulo-sécrétoire d’hormones thyroïdiennes est corrélé à une sécrétion équilibrée et adéquate de cortisol. Une hyper-cortisolémie peut dégrader l’efficacité des récepteurs cellulaires hormono-thyroïdiens (et ceux d’autres hormones), alors qu’une hypo-cortisolémie peut inhiber la chaîne hormonale liée à la production de T3 et T4.

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