LES  PROTEINES

L'Indice Chimique (IC)
Lecture Conseillée
L’Indice Chimique exprime la limite d’utilisation de chacun des 8 AAE (Acide Aminé Essentiel) une fois en circulation dans l’organisme (post traversée intestinale). Pour ce faire, on regarde l’aminogramme d’une protéine alimentaire (tableau indiquant les teneurs en acides aminés) et on y compare sa composition en AAE par rapport à celui d’une "Protéine de Référence" (PR). Cette PR, totalement virtuelle et résultant de recommandations scientifiques, définie quelles doivent être les quantités minimum de chacun des AAE contenu dans une protéine. C’est l’AAE dont la quantité est la moins bien représentée vis-à-vis de la PR qui va déterminer l’Indice Chimique. Cet AAE sera nommé "limitant", car la proportion d’utilisation des 7 autres AAE sera limitée au % de la présence de l’AAE limitant. Exemple : si la Valine se trouve être l’AAE limitant avec une quantité en mg égale à 84 % de ce que préconise la PR, alors les 7 autres AAE n’auront qu’une utilité de 84 % vis à vis de leur taux préconisé dans la PR. L’IC de cette protéine sera donc de 84. Les excédents, plutôt que de servir à des fins de synthèse protéique, seront utilisés à des fins métaboliques.

Pour limiter au mieux l’action inhibitrice des AAE limitants, il est conseillé d’avoir des repas aux aliments variés. En effet, d’un aliment à un autre, l’aminogramme sera différent et donc l’acide aminé limitant ne sera pas le même. Très souvent, la Méthionine se trouve être l’AAE limitant pour les protéines d’origine animale, alors qu’il s’agira de la Lysine pour les protéines d’origine végétale. Ainsi, consommer dans un même repas des aliments aux propriétés protéiques distinctes, permettra aux AAE de se compléter les uns les autres, cela s’appelle la " complémentation protéique ". Il est aisé de comprendre que cette habitude alimentaire doit être suivie rigoureusement par un sportif, car elle permettra à son organisme d’optimiser la récupération et la construction musculaire.

Mais un problème de taille persiste depuis des décennies, les valeurs en AAE attribuées à cette Protéine de Référence sont de vraies girouettes ! Il est compréhensible de voir une PR aux valeurs différentes selon qu’elle vise un nourrisson, un adolescent ou un adulte, car les besoins de ces derniers sont différents. Mais il est en revanche désolant de voir que les organisations nationales et internationales (FAO, WHO, OMS...) nous sortent depuis plusieurs décennies des chiffres relativement différents les uns des autres et pour une même classe d’âge. Cela jette un flou sur la crédibilité des IC indiqués sur les emballages des produits alimentaires, car les fabricants prennent les chiffres qui les arrangent afin de gonfler artificiellement l’IC de leurs produits, faussant par ricochet l’Indice PDCAAS. En raison du manque d’un consensus stable sur les valeurs de la Protéine de Référence, j’ai choisi de ne pas faire figurer les indices IC et PDCAAS dans le tableau figurant dans l’article précédent.

Edition spéciale de "Musclemag" (reprise par "Bodyfitness") parue en 1997 pour les 50 ans d’A. Schwarzenegger. Une vraie pépite ! Près de 200 pages consacrées à une description détaillée faite par Arnold lui-même sur ses méthodes et astuces d’entrainement.