LES  LIPIDES

Le Rôle des Lipides
Les lipides sont des molécules constituant les corps gras de notre anatomie et de notre alimentation. Il existe 8 différentes familles de lipides, possédant chacune plusieurs molécules aux structures et fonctions différentes. Les molécules lipidiques les plus importantes à connaitre sont les Acides Gras, les Phospholipides, et le Cholestérol (famille des stérols).

Dans notre alimentation comme dans notre corps, les acides gras (AG) comptent pour l’essentiel des lipides. Ils se regroupent par trois et se fixent à un glycérol (molécule d’alcool), créant ainsi une macromolécule appelée Triglycéride (TG) : 95 % des lipides de notre organisme, ainsi que ceux constituants les graisses alimentaires, sont sous forme de triglycérides. Selon les types d’acides gras qu’il comporte, le TG peut être à dominante poly-insaturée, mono-insaturée, saturée, ou insaturée trans.

Les phospholipides sont des constituants de nos membranes cellulaires, ils régulent leur fluidité et leur perméabilité, ce qui impacte directement sur l’activité de la cellule et sur les échanges moléculaires qu’elle entretien avec son environnement. L’essentiel des phospholipides sont des Lécithines, que l’on retrouve majoritairement dans le feuillet externe membranaire, et des Céphalines, plutôt situées dans le feuillet interne. La Phosphatidyl-choline (Lécithine) se compose d’un glycérol + 2 acides gras + un groupement phosphate + choline (vitamine B), alors que le Phosphatidyl-sérine (Céphaline) voit la choline remplacée par de la sérine (acide aminé).

Le cholestérol, lui, peut se trouver sous sa forme libre, ou dans un complexe appelé cholestérol-ester (type de stéride où un acide gras se couple par estérification à une molécule de cholestérol). 

Lecture Conseillée
Edition spéciale de "Musclemag" (reprise par "Bodyfitness") parue en 1997 pour les 50 ans d’A. Schwarzenegger. Une vraie pépite ! Près de 200 pages consacrées à une description détaillée faite par Arnold lui-même sur ses méthodes et astuces d’entrainement.
Les rôles joués par les lipides dans le fonctionnement de notre organisme sont aussi divers qu’indispensables :
- Ils entrent dans la constitution des membranes cellulaires
- Ils servent de substrat énergétique (37 kJ / gr de lipides dégradés)
- Ils assurent la protection thermique du corps
- Ils transportent les vitamines liposolubles (A, D, E, K), et participent à leur stockage
- Ils participent à la synthèse d’hormones (œstrogène, progestérone, testostérone…)
- Ils servent de messager intercellulaire et intracellulaire
- Ils apportent des éléments nutritifs indispensables aux fonctionnements corporels
- Ils régulent la digestion en l’étalant dans le temps, et favorisent la sensation de satiété
- Ils jouent un rôle dans la lubrification articulaire

A lui seul, le cholestérol est un lipide indispensable à de nombreux processus biochimiques et structuraux de notre organisme :
- Son métabolisme est précurseur de nombreuses molécules (vit D, hormones stéroïdiennes, acides biliaires…)
- C’est un composant majeur des membranes cellulaires, il les rend plus imperméables aux molécules hydrosolubles
- Dans les neurones, il permet la synthèse des neurotransmetteurs
- Il véhicule des vitamines antioxydantes vers les tissus
- Il régule le déplacement et l’entassement des phospholipides dans le milieu membranaire

S’il existe plusieurs type d’acide gras (poly-insaturés, mono-insaturés, saturés, et insaturés trans), dont je détaillerai les caractéristiques un peu plus loin, il existe en revanche qu’un seul cholestérol. Mais alors, pourquoi parle-t-on de "bon" et de "mauvais" cholestérol ? Il s’agit en fait d’un abus de langage, qui cible en réalité les transporteurs de cholestérol dans la circulation sanguine : le "bon" cholestérol désigne les HDL (High Density Lipoprotein) chargés d’épurer l’organisme du cholestérol excédentaire, et le "mauvais" cholestérol désigne lui les LDL (Low Density Lipoprotein) chargés de distribuer du cholestérol aux cellules. Si les LDL sont dit "mauvais" c’est parce que certains d’entre eux (LDL phénotype B) ont des caractéristiques structurelles qui favorisent le développement de l’athérosclérose (pathologie générant des maladies et accidents cardio-vasculaires, j’y reviens un peu plus loin dans les articles consacrés à l’athérosclérose).