LES  LIPIDES

Les Lipides et le Sport
Dans les sports d’endurance, les lipides présents dans l’organisme (sous forme libre ou stockés dans les adipocytes) constituent une source abondante et privilégiée afin de répondre aux besoins énergétiques des cellules : voie de la bêta oxydation, débouchant sur la synthèse d’ATP (1 gr de lipides fournit 37 KJ, soit 9 Kcal).

Dans les sports d’endurance et de résistance, la gestuelle répétée sollicite fortement les articulations, il est donc primordiale de ne pas se sous-alimenter en acides gras poly-insaturés (notamment en omégas 3, connu pour leur propriété anti-inflammatoire) étant donné que ces derniers Jouent un rôle dans la lubrification articulaire.

Les personnes pratiquant un sport de résistance, ainsi que ceux s’adonnant à des efforts de force-résistance, doivent augmenter leur consommation de lipides, tans ces derniers sont nécessaires aux multiples activités biochimiques des cellules (enzymes, hormones, échanges membranaires…), et notamment celles des myocytes dans le cas présent. Il est important de préserver un haut degré qualitatif de vos structures membranaires afin d’assurer l’homéostasie intramusculaire, et d’optimiser les échanges sang/muscle : ceci facilitera l’efflux d’acides et de déchets en tous genres générés dans le myocyte, et augmentera le débit d’internalisation du glucose et des acides aminés dans le muscle. Résultat, soutenance de l’effort accrue, récupération et régénération accélérées, et prise de masse musculaire optimisée.

Lecture Conseillée
Edition spéciale de "Musclemag" (reprise par "Bodyfitness") parue en 1997 pour les 50 ans d’A. Schwarzenegger. Une vraie pépite ! Près de 200 pages consacrées à une description détaillée faite par Arnold lui-même sur ses méthodes et astuces d’entrainement.
- Les insaturés trans sont donc à proscrire, et les gras poly-insaturés à privilégier, notamment les omégas 3 : ces derniers sont vaso-dilatateurs, ce qui favorise les échanges moléculaires entre le sang et le tissu musculaire, et ils ont également des propriétés anti-inflammatoires, ce qui favorise la récupération musculaire.

- Limitez votre consommation de gras saturés, et privilégiez ceux à chaîne courte car ils participent plus à la biochimie musculaire (métabolisme, activité enzymatique…), et ils favorisent (avec le cholestérol) la fabrication d’hormones stéroïdiennes au combien utile à la régénération et à la croissance musculaire (la testostérone par exemple).

- Privilégiez les gras mono-insaturés car ils s’accompagnent souvent d’anti-oxydants, ce qui permettra de lutter contre l’activité destructrice des radicaux libres dans les myocytes (la production de RL augmente lors d’effort physique). Par ailleurs, les membranes musculaires hautement composées en gras mono-insaturés sont plus résistantes aux agressions et au stress oxydatif.

Dans les sports de force et d’explosibilité, il est essentiel d’avoir une activité neuro-musculaire rapide et fiable. Une carence lipidique est donc absolument à éviter tant elle est préjudiciable à l’intégrité structurelle des cellules nerveuses.

Une carence lipidique est également néfaste à la bonne oxygénation cellulaire du sportif. En effet, un défaut d’apport lipidique rigidifie les globules rouges (cellules formées d’hémoglobines transportant l’oxygène). Ces derniers n’étant ainsi plus assez souples pour se déformer et s’adapter à l’espace réduit des terminaisons capillaires, l’oxygénation diminuera dans certaines zones anatomiques.