LES  GLUCIDES

La Glycogénolyse
La Glycogénolyse désigne la déplétion des stocks de glycogène. Ce dernier peut ainsi redevenir du glucose par l’intermédiaire du processus glycogénolyse qui, tout comme la glycogénogenèse, aura un degré de sollicitation dépendant de la glycémie et des besoins cellulaires.
Sous l’effet de l’enzyme glycogène phosphorylase, une macromolécule de glycogène va être décomposée en molécules de glucose-1-phosphate, qui seront ensuite transformées en molécules de glucose-6-phosphate par l’enzyme phosphoglucomutase. Une molécule de G-6-P pourra alors participer directement à la glycolyse en vue de synthétiser de l’ATP (concerne principalement la glycogénolyse cellulaire périphérique), mais au niveau hépatique, les G-6-P seront essentiellement déphosphorylées par l’enzyme glucose-6-phosphatase, générant ainsi des molécules de glucose sous leur forme simple. Ces dernières seront alors libérées dans circulation sanguine en vue d’aller alimenter les cellules, mais aussi afin d’assurer l’équilibre glycémique.

Les tableaux ci-dessous montrent le degré d’intervention et de déplétion glycogénique en fonction de l’intensité d’un effort effectué. En effort aérobie, la VO2max est le repère choisi car elle indique la capacité maximale des systèmes respiratoires et circulatoires à transporter l'oxygène aux muscles actifs, notamment pour y assurer le fonctionnement des processus visant à synthétiser de l’énergie (dont la glycolyse est un acteur majeur). Au-delà de la VO2max, l’effort est dit supra-maximal.

Lecture Conseillée
Edition spéciale de "Musclemag" (reprise par "Bodyfitness") parue en 1997 pour les 50 ans d’A. Schwarzenegger. Une vraie pépite ! Près de 200 pages consacrées à une description détaillée faite par Arnold lui-même sur ses méthodes et astuces d’entrainement.
Vous remarquerez que plus l’intensité d’un effort aérobique est élevée, plus la déplétion glycogénique musculaire est importante. Des intensités de travail comprises entre 70 et 80 % de la VO2max s’avèrent être les plus gourmandes en glycogène lors d’un effort de longue durée : 60 min à 75 % de la VO2max peut vider 70 % des réserves glycogéniques des muscles sollicités.

Toutefois, lorsque l’intensité dépasse le seuil anaérobie (85 % VO2max en moyenne), la déplétion glycogénique, bien que demeurant de plus en plus élevée par seconde d’effort écoulée, s’avèrera au finale bien moindre pour une heure d’effort écoulée : d’abord parce que le glycogène devient de moins en moins le substrat principal dans la synthèse d’ATP lors d’un effort supra-maximal croissant, et deuxièmement parce que les efforts supra-maximaux ne peuvent être soutenus très longtemps (les stocks intramusculaires d’ATP immédiat et de phosphocréatine (PCr) étant limités), donc la réplétion glycogénique ne sera pas régulière et hautement rythmée sur un long laps de temps (nécessité de récupération oblige). C’est pour cette raison qu’il est impossible d’engendrer une déplétion quasi-totale de son glycogène musculaire en faisant une heure de sprint, tant le besoin de repos se fera sentir après 10 sec d’effort, empêchant ainsi tout athlète de sprinter en continu durant une heure.

A noter que les fibres musculaires de type 1 (lentes) sont moins pourvues en glycogène (-20 %) que les fibres de type 2A et 2B (intermédiaires et rapides). Lors d’un exercice d’endurance, la déplétion glycogénique sera plus importante dans les fibres lentes, alors qu’un effort intense s’attaque davantage aux réserves glycogéniques des fibres rapides.