LES  GLUCIDES

La Glycogénogénèse
La Glycogénogenèse désigne la réplétion des stocks de glycogène. Dans le foie (sous l’effet de l’enzyme glucokinase) et dans les muscles (sous l’effet de l’enzyme hexokinase), le glucose va se faire phosphoryler en G-6-P, un substrat également issu de la dégradation du fructose dans le foie et les muscles. De par l’enzyme phosphoglucomutase, le glucose-6-phosphate est ensuite transformé en glucose-1-phosphate, un substrat également issu de la dégradation du galactose au niveau du foie. Enfin, sous l’action de nombreuses enzymes (UDP-glucose-pyrophosphorylase, glycogène-synthase, et enzyme branchante alpha-1,4-D-glucanne) le processus de polymérisation du glucose-1-phosphate va former une macromolécule de glycogène.

Le foie : il concentre 8 % de son poids sous forme de glycogène : sachant qu’un foie pèse 2 % du poids de corps, pour un individu de 70 Kg la réserve glycogénique hépatique sera de 112 gr (1,4 kg x 8 %).

Les muscles : ils contiennent en moyenne 16 gr de glycogène / kg de muscle, mais la répartition n’est pas égale dans tout le corps : par exemple, les muscles des membres inférieurs stockent davantage de glycogène que ceux des membres supérieurs.
Sachant qu’en moyenne la masse musculaire d’un individu représente 40 % de son poids de corps, si ce dernier pèse 70 kg, sa réserve de glycogène musculaire totale sera de 448 gr (16 gr x 28 kg). Mais ce mode de calcul doit être pondéré pour chaque individu, car pour un même poids de corps, ce total glycogénique variera énormément selon qu’une personne soit sédentaire ou sportive. Par ailleurs, selon le sport pratiqué (et la diététique qui l’accompagne), les muscles sollicités intensifieront plus ou moins leur stockage de glycogène. Par exemple, chez un culturiste (hors période de sèche), la réserve glycogénique musculaire totale peut facilement dépasser le kg : outre le fait qu’il possède une masse musculaire supérieure à la moyenne, la concentration de glycogène pour 100gr de muscle frais sera également supérieure. Il s’avère en effet que de par une activité physique intense et régulière, couplée à une nutrition adaptée, les concentrations glycogéniques musculaires peuvent croître de 75 à 100 % vis à vis de leur niveau basal (à noter que selon le sport pratiqué, les stocks intramusculaires de transporteurs de glucose Glut 4 peuvent croître de 80 % !).
Normalement acquise au terme de plusieurs semaines, voire de mois d’entraînements, une forte surcompensation glycogénique peut néanmoins être réalisée en seulement quelques jours, mais cela nécessitera un programme d’entraînement et une chrononutrition très spécifiques : une telle méthode s’avère pourtant indispensable quelques jours avant une compétition majeure, car la disponibilité glycogénique est un facteur déterminant du niveau de performance.

Lecture Conseillée
Edition spéciale de "Musclemag" (reprise par "Bodyfitness") parue en 1997 pour les 50 ans d’A. Schwarzenegger. Une vraie pépite ! Près de 200 pages consacrées à une description détaillée faite par Arnold lui-même sur ses méthodes et astuces d’entrainement.