LES  GLUCIDES

Glycémie et Hormones - Catécholamines, GH, IGF-1
Catécholamines
Lecture Conseillée
Adrénaline et Noradrénaline sont des hormones sont sécrétées par l’organisme en réponse à une situation de stress. Ces catécholamines vont aller exciter les récepteurs adrénergiques situés sur la membrane de nombreuses cellules de l’organisme, mais selon l’origine du stress (cardiaque, rénal, hypoglycémique…) et le type de cellule ciblées, les récepteurs visés ne seront pas les mêmes (alpha 1, alpha 2, bêta 1, bêta 2, bêta 3).

Une hypoglycémie ou un effort prolongé engendre un manque de substrats énergétiques, ce qui stresse l’organisme, et notamment le système sympathique. Cet état stimule l'hypothalamus, qui lui-même enverra des messages hormonaux (corticolibérine : CRH) à l’hypophyse, une glande située à la base du cerveau et qui commande bon nombre des autres glandes de l’organisme. Désormais stimulée, l’hypophyse envoie à son tour des messages hormonaux (adrénocorticotrope ou corticotrophine : ACTH) dans l’organisme afin d’y commander la libération d’hormones, et dans le cas présent, des catécholamines (adrénaline et noradrénaline). Ces dernières sont sécrétées par le système nerveux central (action neurotransmettrices des catécholamines) et par les médullosurrénales des glandes surrénales (adrénaline libre). A noter qu’un taux de glucose cérébral trop bas s’avère également enregistré par les neurones hypothalamiques gluco-sensibles, ces derniers enverront alors un message en direction des médullosurrénales (via la voie bulbe rachidien/moelle épinière/nerfs orthosympathiques), leurs ordonnant de sécréter de l’adrénaline.

Adrénaline et noradrénaline vont aller exciter les récepteurs adrénergiques bêta 1 et 3 des adipocytes, et les récepteurs adrénergiques alpha 1 et bêta 2 du foie, y engendrant la formation d’AMPc dont les conséquences biochimiques seront identiques à l’AMPc engendrée par la sécrétion de glucagon : stimulation de la lipolyse, glycogénolyse, néoglucogenèse, et cétogenèse, mais aussi inhibition de la lipogenèse et de la glycogénogénèse. Au niveau musculaire, les catécholamines excitent les récepteurs adrénergiques bêta 2, et l’AMPc ainsi engendrée va stimuler la glycogénolyse et la glycolyse (après avoir stimulée les enzymes de la voie anaérobie-alactique : créatine-phosphate).

Enfin, les catécholamines ont également la faculté d’inhiber l’insulino-sécrétion en stimulant les récepteurs adrénergiques alpha 1 et 2 du pancréas, ce qui bloque momentanément le processus enzymatique nécessaire à la sécrétion d’insuline, tout en favorisant la sécrétion de glucagon.
Une fois l’équilibre glycémique rétablie, des messages de rétroaction sont envoyés au système hypothalamo-hypophyso-surrénalien afin d’y réguler à la baisse la sécrétion de CRH et d’ACTH, et donc d’adrénaline et de noradrénaline (la durée de vie moyenne des catécholamines est de 2-3 minutes).

Edition spéciale de "Musclemag" (reprise par "Bodyfitness") parue en 1997 pour les 50 ans d’A. Schwarzenegger. Une vraie pépite ! Près de 200 pages consacrées à une description détaillée faite par Arnold lui-même sur ses méthodes et astuces d’entrainement.
Hormone de Croissance, et IGF-1
La GH, hormone sécrétée par l’hypophyse, a des effets hyperglycémiants en stimulant la glycogénolyse hépatique et en inhibant la pénétration cellulaire du glucose (sauf au niveau du système nerveux central). De son côté, l’IGF-1 (Insuline-like Growth Factor), hormone principalement sécrétée par le foie, facilite la pénétration du glucose en stimulant l’activité des GLUT 4, conférant donc à cette hormone un effet hypoglycémiant. A noter qu’une hypoglycémie stimule la sécrétion de GH, elle-même stimulant la sécrétion d’IGF-1, qui à son tour inhibera la sécrétion de GH par un effet de rétro-contrôle négatif.