LES  GLUCIDES

La Digestion des Glucides
Les glucides simples
Lecture Conseillée
Ils sont appelés oses (ou monosaccharides), et sont peu présents dans l’alimentation sous leur forme libre. En moyenne, ils ne représentent pas plus de 10 % de notre consommation glucidique quotidienne. Ils n’ont pas besoin d’être hydrolysés lors de la digestion, et traversent donc directement la paroi intestinale (seulement 5 à 10 % d’entre eux se retrouvent dans les selles). Bien que n’ayant pas une disposition identique de leurs éléments, les oses possèdent tous la même formule chimique.

Le Glucose (également appelé dextrose dans l’alimentation) : on le retrouve sous forme libre dans les fruits (date, figue, pruneau, raisin sec et frais, cerises, banane, et litchi, en ont 4 gr minimum / 100 gr), les confitures, le miel, et tous les glucides complexes.

Le Fructose : concerne les fruits (date, figue, pruneau, raisin sec et frais, pomme, cerises, banane, litchi, et pastèque, en ont 4 gr minimum / 100 gr), les confitures, le miel, et les aliments contenant du saccharose.

Le Galactose : concerne quelques fruits, le miel, mais surtout les produits laitiers (via le lactose).


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Le glucose pénètre les entérocytes (cellules intestinales) via les transporteurs membranaires SGLT 1 et GLUT 5 situés sur la membrane apicale (paroi interne intestinale). Le galactose pénètre lui via les SGLT 1. Et enfin, le fructose passe par les GLUT 5. Les 3 oses ressortent de l’autre côté de la paroi intestinale via les transporteurs membranaires GLUT 2, pour se retrouver dans la veine porte.
Les glucides complexes
Ils ont appelés osides (ou polysaccharides et disaccharides), et ont besoins d’être décomposés lors de la digestion : sous l’action d’enzymes digestives, ils vont se faire hydrolyser afin de devenir des glucides simples, qui pourront à leur tour traverser la paroi intestinale. A chaque glucide complexe correspond une enzyme spécifique, et un résultat différent. Voici ceux à retenir :

L’Amidon (polysaccharides). Concerne 50 % de notre apport glucidique journalier (moyenne conseillée). Ce gros polymère de glucose a la particularité d’être décomposé dès son entrée dans l’organisme par les amylases salivaires, aussi appelée ptyaline (sécrétées par les glandes salivaires), action se poursuivant dans l’estomac. Cette décomposition engendre du maltose (disaccharides), de l’isomaltose (type de dextrine), et du glucose, tous trois passants ensuite dans l’intestin grêle. Le peu d’amidon n’ayant pas encore été dégradé passera lui aussi dans l’intestin, où il se fera hydrolyser en maltose et isomaltose par les amylases pancréatiques (enzymes issues des sucs pancréatiques) libérées dans le duodénum. Dans l’intestin, maltose et isomaltose finiront d’être hydrolysés au niveau des bordures par les enzymes intestinales maltases et isomaltases (elles aussi originaires du suc pancréatique), afin d’engendrer du glucose. A noter que l’activité enzymatique ne s’accommodant pas d’un milieu trop acide, mais si elle devient possible au niveau intestinal c'est grâce aux bicarbonates provenant des sucs pancréatiques. Les aliments riches en amidon sont : le pain (les farines), les pâtes, le riz, la pomme de terre, et les légumineuses (lentille, petit pois, haricots sec…).

Le Saccharose (disaccharides) également appelé sucrose. En moyenne il représente 30 % de notre apport glucidique journalier. Ce glucide est hydrolysé au niveau intestinal par les enzymes invertases, engendrant du glucose et du fructose. Le saccharose est issue de la betterave ou de la canne, on le retrouve dans les bonbons, les confiseries, les sodas, le sucre de table, et la plupart des produits préfabriqués et au goût sucré). Cette utilisation rependue est due au fort pouvoir sucrant du saccharose, il possède une valeur de 1, contre 1,2 pour le fructose, 0,7 pour le glucose, 0,3 pour le galactose, et 0,25 pour le lactose. L’amidon n’a pas de pouvoir sucrant sous sa forme brute.

Le Lactose (disaccharides). 10 % de notre apport glucidique journalier (en moyenne). Le lactose est hydrolysé au niveau intestinal par les enzymes lactases, engendrant du glucose et du galactose. On trouve le lactose dans les produits laitiers.

Le glycogène alimentaire (viande et foie) subit une décomposition identique à celle de l’amidon, mais il s’avère quasi-inexistant dans les aliments étant donné qu’il commence sa transformation en acide lactique dès la mort de l’animal concerné. Concernant un autre glucide complexe, la cellulose, il est d’origine végétale et s’avère très peu digeste par l’homme, donc peu d’intérêt pour l’organisme, si ce n’est les bienfaits intestinaux qu’il procure sous forme de fibres.
Certaines personnes développent des intolérances à certains types de glucides, ceci est principalement dû à un manque d’enzymes spécifiques. L’intolérance au lactose s’avère la plus rependue (déficit en lactases).
Digérez-vous bien le Lactose ?
L’intolérance au lactose s’explique par une mauvaise digestion intestinale des sucres présents dans le lait, et plus précisément le lactose (molécule glucidique), dont la cause s’avère être une déficience en enzyme digestive lactase (cette dernière ayant pour fonction de séparer le glucose du galactose). Le lactose se retrouve ainsi dans le gros colon où il se fait fermenter par des bactéries, ce qui entraine principalement des problèmes digestifs (douleurs, gaz, diarrhées). Parfois la fermentation digestive est tellement mauvaise que des toxines passent la paroi intestinale et se retrouvent dans le sang, ce qui engendre de l’inflammation (migraine et rhumatisme notamment).

Selon ses origines géographiques ou ethniques la population s’avère plus ou moins touchée par cette intolérance digestive. Par exemple, alors que les européens du nord sont plutôt bien lotis face à ce problème, il n’en est pas de même pour les populations africaines et asiatiques.

Si vous êtes intolérant au lactose il vous est néanmoins déconseillé de bannir les produits laitiers de votre alimentation, car ces derniers apportent d’importants bienfaits à l’organisme (protéines, vitamines, calcium…). La consommation de produits laitiers fermentés peut s’avérer une bonne alternative, il en va de même s’ils sont enrichis en enzymes lactases (c’est le cas de bon nombre de yaourts par exemple).
Les fromages affinés (fermentation supérieur à 3 mois, le temps que les bactéries digèrent le lactose) constituent également une bonne alternative car ils sont dépourvus de lactose (le comté ou le parmesan par exemple). Les laits végétaux (le soja enrichis en calcium par exemple) constituent aussi une bonne alternative car ils sont dépourvus de lactose.
Une supplémentation en enzymes lactase peut également s’avérer une bonne solution pour les personnes dont le niveau d’intolérance au lactose est très élevé.