LES BASES DU POSING
Véritable Art à part entière, le Posing requiert beaucoup d’entraînement afin d’être maitrisé à la perfection. La montée en puissance du bodybuilding durant les années 60 et 70 s’est accompagnée d’une émergence de toute une gamme de poses. Ces dernières n’ont bien évidemment pas été inventées et choisies au hasard, le but étant de rendre le plus visuel possible des ensembles de groupes musculaires. Au fil des années, les poses les plus efficaces ce sont imposées d’elles-mêmes, et constituent depuis maintenant des décennies le cœur du Posing dit "traditionnel" ou « basic" (ces poses sont bien évidement celles les plus pratiquées en compétition).
Le déroulement d’une compétition s’effectue généralement en deux temps : Le Posing Imposé, puis le Posing libre.
Qu’est-ce qu’un bon poseur ?
- En tout premier point, c’est avoir la capacité d’effectuer correctement les poses. L’amplitude gestuelle et le plein déploiement du corps doivent-être au rendez-vous. Bon nombre de bodybuilders font des petites erreurs de placements lors de leur poses (quand ce ne sont pas de grosses erreurs !), et ils ne les corrigent pas, soit parce qu’ils n’en ont pas conscience, ou soit parce qu’ils sont persuadé de tout faire parfaitement et ne se remettent ainsi jamais en question.

- Un bon poseur doit avoir la faculté de placer sa pose du premier coup, et ainsi ne pas rajouter de mouvements parasites pendant 2-3 secondes afin d’affiner son placement.

- Durant le Posing libre, il faut impérativement soigner ses transitions ! On ne passe pas d’une pose à une autre de façon mécanique et brutale, mais au contraire de façon fluide et élégante. Durant les 1 à 3 secondes que dure une transition, la gestuelle doit paraître souple et gracieuse, l’ensemble du corps doit bouger de façon synchronisé, tout cela débouchant sur une pose où l’impression de fermeté et de puissance doit être au rendez-vous.  
Pour ceux ne le connaissant pas encore, je vous invite à regarder les vidéos d’Ed Corney, un bodybuilder des années 70 (Qui fût sacré Mr Univers), et qui est considéré comme l'un des meilleurs poseurs de tous les temps, notamment pour la qualité de ses transitions.

- Toujours lors du Posing libre, il faut à tout prix éviter d’enchaîner trop rapidement les poses. Vous devez laisser le temps aux juges d’examiner votre musculature et la qualité de vos poses. Il est donc conseillé de conserver une pose durant au moins 1 à 3 secondes. Pensez également à pivoter un peu votre buste afin de balayer le regard des personnes excentrées.

- Etre un bon poseur c’est aussi savoir enrôler la foule (parfois même jouer avec elle). Montrez de l’enthousiasme, de la fierté, gardez la tête relevée, souriez, et respectez vos adversaires.

Lecture Conseillée
Edition spéciale de "Musclemag" (reprise par "Bodyfitness") parue en 1997 pour les 50 ans d’A. Schwarzenegger. Une vraie pépite ! Près de 200 pages consacrées à une description détaillée faite par Arnold lui-même sur ses méthodes et astuces d’entrainement.
Plus le jour de la compétition s’approche, plus vous devez consacrer de temps à votre Posing. Le choix de la chorégraphie et du fond sonore qui l’accompagne ne doit pas se faire à la dernière minute, inutile de rajouter du stress à celui déjà occasionné par la qualité de votre sèche. Pensez à vous filmer lors de votre préparation afin d’étudier la qualité de votre Posing, et ainsi d’en corriger les erreurs. Se filmer permet également de chronométrer la durée de ses poses, de ses transitions, ainsi que la totalité de son Posing libre.